C’est une action primordiale car elle contribue directement à éviter qu’ils « renoncent » à porter des lunettes. Un phénomène souvent lié à la complexité et à la lenteur des démarches, aux coûts perçus comme trop élevés ou à la barrière de la langue.
Pour plusieurs apprenants, cette étape venait compléter une consultation ophtalmologique organisée au préalable par Arafat Mohamed, responsable à FLA de l’insertion professionnelle. Leurs lunettes adaptées et choisies durant cette journée seront livrées sous dix jours, et pour ceux n’ayant pas encore consulté, les ordonnances permettront une fabrication dans le même délai.
Pendant l’attente du rendez-vous, nombreux apprenants racontent que l’issue de cette journée sera un soulagement pour leur quotidien. Certains portaient des lunettes dans leur pays d’origine, mais après les avoir perdues ou cassées, ils n’avaient pas encore pu reprendre un suivi visuel depuis leur arrivée en France. Ils vivaient alors depuis des mois avec une vision floue, des maux de têtes, de la fatigue et rencontraient des gênes pour étudier, travailler ou même simplement regarder un film avec leurs amis. Autant de situations qui impactent leur quotidien.
Parmi ces échanges, celui de Rahul Das illustre particulièrement bien l’impact de cette initiative. Originaire du Bengladesh il était suivi pour sa vision dans son pays et portait des lunettes. Arrivé en France en 2024, il n’avait pas encore eu l’occasion de consulter un ophtalmologue jusqu’à ce que FLA facilite récemment sa prise de rendez-vous.
Rahul insiste sur le fait qu’il adore lire tous les jours, mais que la lecture est devenue difficile, sa vision s’étant empirée et provoquant désormais des migraines. Depuis quelques mois, il a dû se tourner vers les livres audio. Il explique également que suivre les cours et relire ses notes à la maison reste parfois difficile à gérer. Musicien, Rahul souligne également que l’absence de lunettes complique la lecture de ses partitions, malgré les techniques qu’il a mises en place pour y pallier. En parlant de sa future paire de lunettes, il conclut simplement : « Oui, ça changerait ma vie, j’en suis sûr ».

A travers cette initiative, F.L.A. et Droit de Regard rappellent que l’accès à une bonne vision est un droit fondamental. Garantir à chacun des soins visuels accessibles et adaptés, c’est améliorer concrètement la qualité de vie des apprenants, leur confort, leur autonomie et leur réussite dans leur parcours.
