UNE AG RYTHMÉE ET TRÈS INTÉRESSANTE, malgré un contexte difficile

« Le contexte est donc difficile mais ne soyons pas défaitistes puisque notre activité progresse sur tous les plans. »

« Outre la tendance à la baisse des aides publiques et la disparition des contrats aidés, tous les deux essentiels pour l’association, les dispositions législatives et réglementaires nouvelles concernant les immigrés peuvent impacter directement ou indirectement leur capacité à bénéficier de nos activités. Le contexte est donc difficile mais ne soyons pas défaitistes puisque notre activité progresse sur tous les plans » a souligné, en introduction, Olivier Toche, co-président, en précisant que parallèlement à cette AG les associations d’aides aux étrangers étaient mobilisées pour la Journée internationale de lutte contre le racisme.

Le centrage sur l’accueil

« La progression du nombre de participants aux ateliers de langues comme aux autres ateliers (Insertion socio-professionnelle, sport, ateliers culturels, aide aux démarches…), la proportion des femmes parmi eux, le nombre de bénévoles, le nombre d’apprenants ou d’anciens apprenants devenant bénévoles (13 sur 158), le travail de recherche débouchant sur de nouveaux outils, les partenariats avec les associations connexes » : tous les indicateurs de l’activité sont à la hausse, confirme le rapport moral commenté par Diane Bossière, co-présidente.

Autre point important, insiste-t-elle : « le centrage sur l’accueil global. FLA, comme son nom l’indique, n’est pas seulement une association de formation linguistique mais vise la qualité globale de l’accueil en France. » D’où l’importance de tous les autres types d’ateliers et de toutes les nouvelles activités qui se développent autour des ateliers sociolinguistiques, notamment les activités « hors les murs » : sorties culturelles, visites de musées et autres lieux emblématiques de la capitale.

IA et accompagnement des participants s’impliquant dans le fonctionnement de FLA

Les rituelles adoptions (à l’unanimité) du rapport moral, du rapport financier (les comptes, qui présentent une diversification croissante des ressources, une trésorerie en légère hausse et un petit excédent, sont certifiés par la commissaire aux comptes) et du budget prévisionnel 2025 n’ont cependant pas été les seuls temps forts de cette journée. Une intervention externe et deux ateliers de travail ont été proposés aux 80 adhérents et permanents présents.

« Préoccupation déjà ancienne de FLA » comme l’a rappelé sa fondatrice Marysia, l’accompagnement des bénéficiaires désireux de s’impliquer dans le fonctionnement de l’association, de formateur ou animateur d’atelier à membre du Conseil d’administration (3 cette année) a fait l’objet du premier. Une démarche détaillée a été présentée et complétée à l’occasion de cet atelier et le principe d’un référent pour chacun a été proposé, l’objectif étant que cette participation soit réelle malgré les évidentes difficultés – pas uniquement linguistiques -, durable et pas seulement formelle ou symbolique.

L’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) a fait l’objet du second atelier. L’animation a recouru à des exemples ultra concrets : demande en temps réel à différentes applications d’une aide à une démarche administrative type de nos publics (avec traduction en persan !) ou à « la conception d’un cours de 2 heures de niveau A1 sur les verbes de mouvement avec le vocabulaire des moyens de transport ». Réponse immédiate et d’une troublante pertinence… Débat dans la salle du type arrivée de l’imprimerie au milieu du XVème siècle avec querelle – amicale et fraternelle – entre anciens et modernes… Tout le monde  convient à la fin de l’apport de ces outils dans la pédagogie et qu’il est de la responsabilité de chacun de vérifier la pertinence des exercices proposés en fonction de la classe et son niveau.

Une journée pour le moins très vivante autour du nouveau projet associatif qui entre dans sa seconde année de mise en œuvre.