La vie quotidienne – Motassim

Je suis allé dans une association à Paris, pour suivre des cours de français. Mais le premier jour où je suis arrivé, j’ai trouvé beaucoup de gens qui faisaient la queue devant la porte de l’association. Il y avait plus de trente personnes. Puis parmi les gens qui attendaient, j’ai trouvé un ancien ami que je n’avais pas revu depuis longtemps. On a échangé des salutations à la manière soudanaise (Kifak anta Ya akhi zaman tauelle… ) ça veut dire : (comment tu vas mon frère ça fait longtemps …).

Il m’a dit que j’étais arrivé en retard, et que je ne pourrais pas entrer parce que, dans cette association, il n’y avait de places que pour trente étudiants, vingt-cinq étudiants et cinq étudiantes. Je lui ai demandé de m’expliquer toutes les règles de cette association. Donc il me les a expliquées. Et il m’a dit qu’il fallait venir plus tôt pour être parmi les trente étudiants.

Je lui ai demandé à quelle heure on pouvait venir.

Il m’a dit qu’il fallait venir deux heures avant la classe, soit le matin, soit l’après-midi.

Puis je suis rentré chez moi.

Le jour suivant était un mercredi, je me suis réveillé à quatre heures du matin pour me préparer. Je me suis levé à quatre heures trente, je me suis brossé les dents, je me suis douché et je me suis habillé. Ce jour là, j’ai pris le petit-déjeuner à cinq heures trente. Je suis sorti à cinq heures quarante, je suis allé à la gare, j’ai pris le train à six heures de Corbeil Essonnes à Paris Gare du Nord. Je suis arrivé devant la porte de l’association à sept heures trente pour la classe qui commençait à neuf heures quinze. Mais malheureusement, j’ai constaté que j’étais le vingt sixième et aussi qu’il y avait trois femmes. Mon ami m’a dit que je devais attendre parce qu’il manquait deux femmes. Si elles n’arrivaient pas, je pourrais entrer à la place d’une femme. J’ai accepté sa suggestion, bien qu’il fasse un peu froid, mais j’avais envie d’apprendre le français. J’ai patienté parce que j’avais entendu beaucoup de bonnes choses au sujet de cette association, comme’ l’organisation d’activités, les façons d’étudier et les relations des professeurs avec leurs étudiants, et cela me plaisait beaucoup. Pendant que je faisais la queue; je réfléchissais en silence (c’est très difficile d’attendre deux heures dans une queue ! Ah oui il faut être fort !

Soudain, une femme est sortie de la porte d’association. Elle était maigre et âgée mais elle avait l’air courageuse, chaleureuse et adorable. Elle nous a dit : « Ah ! vous êtes nombreux ! ». Je lui ai dit : « Oui bien-sûr, nous sommes nombreux. Mais en tout cas je suis le vingt-sixième est-ce que je peux entrer ? ». Elle m’a dit : « Non, ce n’est pas possible il faut venir plus tôt, soit le matin soit l’après-midi », mais d’une façon très douce et gentiment. Je lui ai dit : « Mais je suis arrivé ici à sept heures trente et j’ai trouvé beaucoup de monde devant moi ». Elle a été surprise et elle a dit : « Ahhhhhh ce n’est pas vrai, tu es arrivé à sept heures et il y avait déjà beaucoup de monde ? ». Je lui ai dit : « Ce n’est pas un problème, aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de femmes, puis-je entrer à la place d’une femme ? ». Elle m’a accepté directement et elle m’a dit : « D’accord, tu peux entrer mais seulement si elles n’arrivent pas, sinon, tu vas revenir cet après-midi », d’une manière que je ne peux pas exprimer.

Puis elle est rentrée dans le bureau et après un peu de temps, elle est ressortie avec ses collègues et avec des petits tickets blancs avec des numéros et une date. Ils nous ont dit : « Chacun doit être à sa place ». Nous nous sommes remis en ligne.

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